BLA / edito avril

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Nom de… déŽjà? Vingt piges, vous dites? La vache! C’est passé tellement vite que j’ai de la peine à imprimer…

Plus sérieusement, à force de faire mille choses, à la fois ou pas, on ne voit pas le temps passer.

Depuis mes premières heures de bénévolat au Kab en 1993, il me semble avoir à peu près tout fait dans ce bâtiment, de balayeur à président, en passant par barman, organisateur, décorateur, service d’ordre, performeur, graphiste, bien sûr, et tant d’autres casquettes (du même métal)… à force on perd le fil. Et je ne me suis pas ennuyé une seconde… ce qui fait que je n’avais pas vraiment réalisé. Quand on aime, on ne compte pas.

D’abord bénévole derrière un bar, puis progressivement un peu « tout et n’importe quoi, pourvu que ce soit fun », enfin, et parce que je suis graphiste avant tout, quand on m’a demandé en 1995 si j’étais intéressé à reprendre le programme de L’Usine, j’ai sauté sur l’occasion de joindre l’utile à l’agréable.

C’était le début d’une belle aventure graphique: compost, et un magnifique terrain de jeu expérimental: le voxUsini. Au gré d’une parution régulière mais mouvante, ce qui n’était à l’origine qu’un A4 ordinaire recto verso en noir et blanc imprimé en offset sur papier recycléŽ et tiré à un petit millier d’exemplaires a fini par devenir un vrai média, qui a adopté un format plus généreux et une couleur supplémentaire, tiré jusqu’ˆ 4500 exemplaires pliés, plus une centaine non-pliés. Au fil des numéros il aura passablement évolué, passant de l’horizontal au vertical, changeant de papier ou d’encre au gré des événements et des saisons.

Il fut longtemps la principale publication de L’Usine, mais, les associations membres adoptant ou développant leurs propres programmes ont fini par modifier leurs priorités, le budget disponible n’étant plus suffisant pour le maintenir en l‘état et la formule finissant par en lasser certains, il a été décidé de lui faire subir un régime et un lifting…

Les circonstances, conjuguées ˆà un Tsunami personnel, m’ont conduit à « laisser béton », lâchant à regret ce mandat qui m’aura tout de même accompagné dix-neuf ans! Il devait sans doute être temps… Et donc aujourd’hui, je passe la main… je laisse ˆ un autre le plaisir de courir après les infos et de jongler avec les délais… et je lui souhaite vraiment de s’amuser autant que moi.

Pour ceux qui se le demandent, compost™ reste. Je suis trop attac à cet univers créatif et humain pour le quitter comme ça… Je ne sais pas ce que 2014 me (nous) réserve, mais mon avis est qu’on n’est pas au bout de nos surprises…

Et si vous connaissez quelqu’un qui a besoin d’un graphiste…

:- Dom

www.usine.ch/vox

www.usine.ch/compost